Scandale à Liège: l’officier de police judiciaire revendait des armes au lieu de les détruire

Le banc d’épreuves des armes à feu de Liège, installé rue Fond des Tawes, a été perquisitionné, jeudi matin, par les sections grand banditisme et Ecofin de la police judiciaire fédérale de Liège. Le dossier vise le directeur de l’institution, un OPJ (officier de police judiciaire), nommé à cette fonction depuis février 2004. La justice liégeoise suspecte un détournement d’armes, doublé d’une escroquerie et de faux et usage de faux, avec la circonstance aggravante que les infractions ont été commises par un fonctionnaire, avec une notion d’enrichissement personnel. Le domicile de l’homme, un quinquagénaire de Sprimont, a également été perquisitionné.

Les armes en question sont des armes saisies, confisquées par un jugement et puis confiées au greffe. Elles sont ensuite acheminées, sous escorte policière, jusqu’au banc d’épreuves qui, lui, est chargé d’assurer leur destruction. Les armes sont généralement fondues. Mais voilà, parmi ces armes saisies et confisquées figurent quelques pépites, de véritables armes de collection qui auraient leur place dans un musée. Certaines pièces peuvent, en effet, valoir plusieurs dizaines de milliers d’euros.

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