Un des témoignages qui a rétabli la vérité concernant le drame sur l’A17: "J’ai pu l’éviter de justesse!"

Sans ces témoignages, déterminants, le Néerlandophone qui n’a pas hésité à faire de fausses déclarations alors qu’il venait d’ôter la vie à un jeune homme en pleine force de l’âge aurait pu s’en sortir comme une fleur.

Maxime Mallet, un jeune Tournaisien de 30 ans, est l’un de ces témoins. Et avec le recul, il se dit qu’il a eu énormément de chance cette nuit-là. « Je circulais en direction de Gand, lorsque j’ai pu éviter de justesse une voiture qui faisait demi-tour sur l’autoroute. Ce n’était pas sur la bande d’arrêt d’urgence, mais bien en plein milieu des voies de circulation. Alors qu’il y avait du brouillard et qu’il faisait noir, le gars était perpendiculaire à la route. Je n’ai même pas vu ses phares puisqu’ils étaient dirigés vers le côté, j’ai dû passer à une trentaine de centimètres de sa voiture ! », souffle Maxime, encore tout retourné.

Une deuxième voiture a semble-t-il frôlé la collision avec le SUV Mercedes, par la suite, alors que celui-ci reprenait la route dans le mauvais sens de circulation.

« À une demi-seconde près »

Après avoir avisé les forces de l’ordre, Maxime ignorait évidemment qu’un drame épouvantable s’était produit quelques instants plus tard. Ce n’est que quand les enquêteurs le recontacteront, ce dimanche matin peu avant 10 heures, pour avoir ses explications, qu’il comprendra qu’un homme avait perdu la vie à cause de la bêtise d’un autre.

Et c’est là aussi que les forces de l’ordre comprendront que la version qu’on leur avait présentée était loin d’être exacte. « Je me l’étais déjà dit la veille, mais j’avais encore plus le sentiment d’avoir échappé à la mort de justesse. À une demi-seconde près, c’est moi qui percutais cette voiture ! Le fait d’avoir été l’une des rares personnes à avoir pu éclaircir la vérité était assez stressant aussi. Dans ces cas-là, on se met à douter de tout, à ne plus être sûr de ce que l’on a vraiment vu. J’étais rassuré, donc, d’apprendre que des éléments techniques avaient confirmé mes déclarations », ajoute M. Mallet.

Pour l’anecdote, le jeune Tournaisien a pu le constater ce dimanche matin, en apercevant les photos de la victime, les deux hommes avaient en fait passé la soirée au même endroit ! « Je me souviens en effet que nous étions dans le même établissement, à Tournai, il était avec un groupe d’amis à la table située juste à côté de la mienne », termine-t-il, plutôt surpris.