Détournement d’armes au banc d’épreuves de Liège: Jean-Luc Stassen était expert pour l’ONU et l’Union Européenne

Qui est-il? Né à Verviers en 1957, l’homme réside aujourd’hui à Sprimont. Publiquement, il se veut plutôt discret. Mais son nom apparaît très régulièrement dans des programmes de conférences, où il est appelé à éclairer le public sur son domaine de compétence.

Car la fameuse loi de 2006, dite aussi loi Onkelinx, l’homme pourrait presque vous la réciter en chantant. L’importance de contrôler le flux d’armes portatives, d’en tracer la provenance, d’en réguler la distribution, d’en contrôler le bon fonctionnement, c’est son dada depuis de nombreuses années. Ingénieur de formation, son expertise est même reconnue internationalement.

Expert pour l’ONU et l’UE

Et son CV parle pour lui… Outre sa fonction de directeur du banc d’épreuves des armes de Liège, le quinquagénaire est aussi chef de la délégation belge à la Commission Internationale Permanente des armes à feu, Officier de Police Judiciaire pour la surveillance du commerce des armes en Belgique, membre de plusieurs groupes d’experts (notamment, pour l’ONU et l’Union Européenne). Il est également membre du jury pour les examens d’armuriers et membre du Conseil consultatif des armes.

Mais voilà, au sein du banc d’épreuves, le directeur Stassen, nommé en février 2004 à cette fonction, est quasi tout-puissant.

Seul un comité de surveillance composé de représentants des grands armuriers veille à la bonne tenue de cette institution, vieille de 128 ans. Une institution mise, ces derniers jours, bien malgré elle, sur le devant de la scène.