Première mondiale à l’ULg: un observatoire des migrations environnementales, pour lutter contre les populismes

L’observatoire principautaire se veut être un acteur et interlocuteur clé. Plusieurs partenariats, notamment avec l’ONU et son Haut-Commissariat aux réfugiés sont d’ailleurs d’actualité. Pour Nicolas Hulot, ce travail est essentiel. « Je veux rappeler que la crise climatique est la clé de voûte de la dignité humaine et de la justice. Cela affecte des hommes, femmes et enfants qui sont déjà dans des conditions de vulnérabilité. Comprendre et agir contre ce phénomène conditionne la stabilité du monde de demain », avance l’intéressé. Qui plaide pour que l’on accorde enfin un statut et les droits qui vont avec à ces déplacés climatiques.

Comme une réponse au populisme ambiant qui gangrène littéralement le débat politique sur cette thématique ô combien sensible des migrants, l’observatoire entend apporter des réponses. « Ces populismes trouvent leur source dans des préjugés, des décalages entre la réalité des choses et la perception qu’en ont les populations. Nous voulons réconcilier la perception avec la réalité. Car aujourd’hui, c’est comme si la raison nous avait complètement échappé, comme si le débat était conduit uniquement par des considérations politiques ou sondagières », avance François Gemenne.

Car le phénomène migratoire que l’on croit parfois uniquement lié à un conflit peut en réalité trouver son origine dans une cause environnementale. En témoignent les actuelles violences en Syrie et au Darfour.

@GasGrosjean

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