28,3% des camions sont en surcharge: les poids lourds étrangers davantage représentés

Depuis le début de l’année 2016, la police domaniale de la Région wallonne a contrôlé 2.223 poids lourds. 28,3 % ont été verbalisés pour surcharge. Les contrôles ont été effectués au jugé ou via une présélection opérée grâce aux portiques de pesage dynamique. Le premier de ces portiques a été inauguré au printemps 2015. Un an et demi plus tard, le système a démontré son intérêt, puisque le taux de verbalisation est de près de 9 véhicules sur 10 interceptés, s’est réjoui le ministre wallon des Travaux publics Maxime Prévot au parlement wallon.

Lorsqu’un poids lourd le franchit, le portique recueille une série d’informations: poids, hauteur, vitesse et longueur. Elles sont transmises à un serveur informatique. Embusqués en aval, les agents du Service public de Wallonie et de la police fédérale ont accès à ces données. Cela permet de trier les camions et d’escorter les cas suspects jusqu’à la station de pesage statique la plus proche. Près de 9 fois sur 10, le système avait vu juste.

Actuellement, il y a cinq stations de pesage dynamiques. Celles de Habay-la-Neuve (E411), de Louvain-la-Neuve (E411) et de St-Ghislain (E42) sont totalement opérationnelles tandis que celles de Courrière (E411) et de Milmort (E40-E42) sont en cours de réparation à la suite d’avaries causées par des accidents.

«La question de la surcharge est un enjeu de la sécurité routière», souligne le cabinet du ministre Prévot. Benoît Godart de l’Institut Belge pour la Sécurité Routière (IBSR) confirme: «Les freins sont adaptés au poids du camion. En cas de surcharge, les distances de freinage d’urgence vont fortement augmenter. Un camionneur peut ainsi emboutir l’arrière d’une file de voitures qu’il avait pourtant vue à temps

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