Maréchal-Le Pen (FN) propose ses services à Bannon, haut conseiller de Trump, récemment qualifié de personnalité politique la plus dangereuse d’Amérique

«Je réponds oui à l’invitation de Stephen Bannon, directeur de la campagne Trump, à travailler ensemble» a écrit la nièce de Marine Le Pen dans un tweet samedi, diffusé d’abord en anglais puis en français.

En fait d’invitation, M. Bannon avait déclaré début juillet au site radio-londres.fr : «Nous pensons que la France est l’endroit où il faut être. Avec ses jeunes entrepreneurs, les femmes de la famille Le Pen... Marion Maréchal Le Pen est la nouvelle étoile montante. Nous cherchons à ouvrir un Breitbart Paris, voire un Breitbart France.»

Directeur général de l’équipe de campagne, Stephen Bannon, 62 ans, tirait les ficelles en coulisses. Il n’a rejoint l’équipe qu’en août à la faveur d’un remaniement de l’équipe Trump, se mettant en congés du site d’information conservateur Breitbart News, qui entretient des liens avec des mouvements d’extrême droite européens.

Relativement nouveau dans le milieu conservateur, son expérience chez Breitbart en fait un important porte-voix de l’«alt-right», un mouvement qui rassemble des nationalistes blancs anti-immigrés et des personnes farouchement opposées à «l’establishment» politique.

L’an dernier, une enquête de l’agence Bloomberg l’avait qualifié de personnalité politique «la plus dangereuse» d’Amérique.

Homme de l’ombre, sa nomination dans la campagne avait été vécue comme une provocation par un «establishment» républicain de plus en plus inquiet, qu’il critique sans concession.

Agitateur populiste, Bannon est aussi un critique acharné d’Hillary Clinton, son site relayant rumeurs et accusations contre la démocrate.

Breitbart «n’est pas simplement (un site) conservateur, mais extrémiste, sectaire, colporteur de théories du complot anti-musulmans et antisémites» avait dénoncé en août la campagne d’Hillary Clinton. Ils «n’ont jamais été et ne devraient jamais être près des leviers du pouvoir dans ce pays».

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AFP