Fief de Lambrechies à Quaregnon: Bruno Van Mol se bat pour que les derniers vestiges du charbonnage soient préservés

Sur le territoire exigu de la commune de Quaregnon, ce ne sont pas les terrils qui manquent. Ils font souvent office, aujourd’hui, d’espaces verts et de lieux de promenade. C’est le cas du Fief de Lambrechies, situé rues de Lambrechies et du Bout de Là-Haut (à la limite de La Bouverie, derrière le nouveau centre commercial route Nationale). C’est en outre un lieu de mémoire : 57 mineurs y ont perdu la vie en mai 1934 -le charbonnage a fermé à la suite de cette catastrophe. Un modeste monument commémore ce drame au pied du terril.

Mais sur le terril aussi, la mémoire mérite d’être préservée, estime Bruno Van Mol ; mémoire industrielle cette fois. Cachés derrière un rideau de bouleaux, d’anciens bâtiments en béton armé du charbonnage sont toujours debout. La commune veut les abattre pour raisons de sécurité. Pour M. Van Mol, ce n’est pas nécessaire et ce serait même dommage: une partie de ces installations industrielles constitue un patrimoine unique.

Ce Quaregnonnais, ancien ingénieur des ponts et chaussées (il a percé une partie des tunnels des boulevards de Mons) est passionné d’histoire et de patrimoine industriel en particulier. L’objet de son attention au Fief de Lambrechies est l’ancien lavoir et surtout, le grand cône renversé qui le flanque.

Cette étrange bâtisse qu’on a parfois prise pour un château d’eau était en fait un « séparateur cyclone ». Une sorte de centrifugeuse géante où était traitée l’eau sale du lavoir à charbon, de manière à récupérer la poussière de charbon, plus vite que dans un classique bassin de décantation. Un dispositif unique en son genre dans le secteur minier. En outre son architecture très « années 30 », art déco, n’est pas dénuée de caractère, fait valoir Bruno Van Mol...

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