Flavie Flament se livre sur David Hamilton, le photographe qui l’a violée: "C’est dingue qu’il n’ait jamais été inquiété!"

« Oui », dit-elle, « j’ai décidé de tomber le masque du violeur. Je n’ai pas jusqu’ici cité le nom de David Hamilton, c’est à cause de la prescription. Je n’avais que 20 ans après ma majorité pour déposer plainte. C’est précisément cette prescription que je veux faire tomber. Et puis, je veux faire tomber David Hamilton aussi. »

Pourquoi avez-vous changé d’avis ?

Je n’ai pas changé d’avis. Jusqu’ici, j’étais seule, mais j’espérais que d’autres victimes me rejoindraient. C’est chose faite. Le monde politique s’est emparé de la question et j’ai senti le soutien de la population. Avec cette nouvelle donne, je suis prête à aller au front.

Vous attendez-vous à une procédure de sa part en justice ?

Je n’en ai aucune idée. Si je suis attaquée, eh bien, je me défendrai, je suis prête à affronter un procès ! Je ne l’ai jamais revu. Mais je ne baisserai plus mon regard cette fois-ci ! Et si je suis condamnée, je suis persuadée que le public ne s’y trompera pas : il y verra une immense injustice !

Que vous ont dit les autres victimes qui vous ont contactée ?

Certaines n’avaient pas lu mon livre mais me racontaient exactement l’histoire que j’avais vécue… J’ai toujours pressenti qu’il avait un rituel, un mode opératoire bien précis. Et quand soudain, j’ai entendu ces témoignages, je vous jure que ça m’a fait une impression incroyablement forte.

Comment quelqu’un que vous décrivez comme un violeur en série a-t-il pu ne pas être inquiété pendant autant de temps ?

Une interview à lire en intégralité dans nos éditions de ce 19 novembre