Crash spectaculaire aux 24h du Mans : McNish indemne (vidéo)

La voiture de sécurité est intervenue immédiatement, le temps de nettoyer la piste et les débris de l'Audi. La neutralisation a duré environ 30 minutes, a indiqué la direction de course, selon laquelle il n'y a pas eu de blessé parmi les photographes ou le public, protégé par des grillages.

L'Audi de McNish a tiré tout droit, après la passerelle Dunlop, en doublant la Ferrari N.58 pilotée par le Français Anthony Beltoise, et a terminé sa course contre les rails, complètement détruite, une roue et de nombreux morceaux ayant volé au milieu des photographes présents de l'autre côté du rail.

McNish, double vainqueur au Mans (1998, 2008), est aussitôt sorti de sa voiture, pendant que le Dr Wolfgang Ullrich, patron d'Audi Sport, applaudissait de soulagement en regardant les images dans le stand de la marque allemande. Il partageait cette Audi avec le Danois Tom Kristensen, huit fois vainqueur au Mans, et l'Italien Dindo Capello, triple vainqueur.

"Je n'ai rien compris, j'ai juste senti un choc à l'arrière", a raconté Beltoise à son retour au stand, pour faire réparer sa Ferrari du Luxury Racing.
C'est le premier abandon de marque de cette 79e édition, toujours menée par deux Audi, la N.1 et la N.2, devant quatre Peugeot 908, les trois officielles et celle de l'écurie Oreca.


Un départ sans encombre... jusqu'au terrible crash de McNish

Jean Todt, président de la Fédération internationale de l'automobile (FIA), a donné à 56 voitures, samedi à 15h00 locales (13h00 GMT), le départ de la 79e édition des 24 Heures du Mans automobiles, devant des tribunes pleines de passionnés connus et anonymes.

M. Todt a abaissé un drapeau tricolore signé par tous les pilotes, qui sera ensuite vendu aux enchères, au Japon, au bénéfice des victimes du tremblement de terre et du tsunami du 11 mars. Aucun accrochage n'a eu lieu après le départ lancé, et tous les concurrents sont passés sans problème dans la première chicane, celle de la passerelle Dunlop.

Le Français Benoît Tréluyer, dans l'Audi R18 TDI N.2 partie en pole position, a conservé sa place à la fin du 1er tour, devant l'Audi N.1, pilotée par Timo Bernhard, vainqueur l'an dernier, la 908 N.8, pilotée au départ par Franck Montagny, et l'Audi N.3 d'Allan McNish, double vainqueur de l'épreuve.

L'Oreca-SwissHyTech à moteur hybride, portant le N.5, avait mis un peu de temps à s'élancer, puis elle a pris sa place dans le peloton, pendant le tour de chauffe, avant le départ lancé. "C'est formidable, il y a une ambiance extraordinaire et on se sent tellement soutenu que ça donne envie de continuer dans la durée. J'espère que vous nous reverrez longtemps encore", a dit avant le départ Henri Pescarolo, de retour au Mans après un an d'absence de son écurie suite à des difficultés financières.

Dans le stand d'Oreca, une autre écurie française, Sébastien Loeb, le sextuple champion du monde des rallyes, a assisté au départ avec dans ses bras sa fille Valentine. Des averses de pluie étaient attendues dimanche, le matin et pendant la dernière heure de course, selon les prévisions de Météo France.