Bientôt la fin des voitures diesel?

La ministre de l’Environnement et de l’Énergie Ségolène Royal est favorable à une interdiction complète à terme des voitures diesel en France, à l’image de ce que la maire de Paris Anne Hidalgo veut appliquer dans la capitale à partir de 2025.

À la question de savoir s’il ne serait pas plus simple de tout bonnement interdire la vente de voitures diesel en France, la ministre a répondu positivement. « Mais si, il faut préparer l’après-diesel, malgré les résistances », a déclaré Ségolène Royal sur France Inter, estimant que l’interdiction des voitures diesel prévue à Paris dès 2025 était « une bonne idée parce qu’il faut anticiper ».

Mais « on ne peut pas faire les choses du jour au lendemain, il faut être aussi responsable par rapport aux emplois industriels », a toutefois tempéré la ministre.

Je vais dire aux Français « de ne pas acheter de diesel parce que progressivement, l’avantage donné à la fiscalité du diesel va être supprimé », a-t-elle affirmé.

Le diesel verra en effet sa fiscalité alourdie à compter du 1er janvier : son prix augmentera d’environ 4 centimes, tandis que la taxation de l’essence sera légèrement amoindrie.

« On rapproche la fiscalité, c’est-à-dire qu’on fait plus un sur le diesel et moins un sur l’essence », a précisé Mme Royal. « On ne peut pas à la fois dire que le diesel et les particules provoquent de très très graves problèmes de santé publique et en même temps continuer à donner un avantage au diesel, c’est fini cela, il faut passer à l’après-diesel », a justifié la ministre de l’Environnement.

Mme Royal a par ailleurs rappelé que pour tous les citoyens qui remplacent un vieux diesel de plus de 10 ans par une voiture électrique, le gouvernement a mis en place une aide de 10.000 euros ainsi qu’une prime de 1.000 euros pour l’achat d’un scooter électrique à compter du 1er janvier.

Dans le sillage d’un rapport parlementaire présenté début octobre qui préconisait une « suppression progressive de tous les avantages fiscaux au diesel en cinq ans », le gouvernement a annoncé un rééquilibrage fiscal entre diesel et essence, au bénéfice de cette dernière, dont la première étape entrera en vigueur dès le 1er janvier.

Les entreprises pourront à terme déduire 80 % de la TVA appliquée sur l’essence, comme c’est le cas actuellement pour le gazole, une mesure qui se fera de façon progressive en deux ans, avait indiqué Mme Royal début octobre.