Trump admet le piratage informatique contre le parti démocrate, mais sans impact sur les élections

Le bras de fer public entre le prochain président des Etats-Unis et les services sur lesquels il aura une autorité totale dans deux semaines se poursuit, avec la déclassification vendredi après-midi d’un rapport expurgé de 25 pages étayant cette thèse de la main de Moscou dans le scrutin, des accusations que le Kremlin rejette.

«Le président russe Vladimir Poutine a ordonné une campagne d’influence» visant à favoriser l’élection de Donald Trump et à discréditer la campagne électorale d’Hillary Clinton, conclut le renseignement dans ce document, élaboré sur la base d’informations recueillies par le FBI, la CIA et la NSA.

Discréditer Hillary Clinton

Le but de la campagne russe était de «dénigrer Mme Clinton, et de nuire à sa capacité à être élue et à sa présidence potentielle», conclut le rapport, qui n’apporte pas de preuve tangible ni d’informations sur les écoutes que les agences américaines ont elles-mêmes menées pour parvenir à ces conclusions.

«Poutine voulait très probablement discréditer Mme Clinton car il l’accuse publiquement depuis 2011 d’avoir incité à de grandes manifestations contre son régime fin 2011 et début 2012», quand elle était chef de la diplomatie, soutient-il.

« Aucun impact sur les élections »

Le document rendu public vendredi est amputé de ses informations sensibles, mais Donald Trump a pu prendre connaissance de la version complète lors de sa réunion avec les chefs espions du pays.

Dans un communiqué publié à l’issue de cette réunion, le républicain a reconnu que les Etats-Unis, dont le parti démocrate, étaient la cible continue de tentatives d’incursions informatiques. Mais s’il a cité la Russie comme l’un des pirates présumés, ce n’était que parmi une liste de malfaiteurs incluant aussi «la Chine, d’autres pays, des groupes et individus extérieurs». «Il n’y a eu absolument aucun impact sur le résultat de l’élection », a-t-il insisté.