France: l’ancien ministre Georges Tron inculpé pour viols

Le chef d’inculpation est “viols et agressions sexuelles en réunion” et “par personne ayant autorité”, a-t-on précisé de source judiciaire. Ces crimes sont passibles de 20 ans de réclusion criminelle.

L’inculpation ne concerne qu’une partie des faits, portant sur “plusieurs années”. Pour d’autres faits allégués, Georges Tron s’est vu signifier un statut de “témoin assisté”.

L’ancien secrétaire d’Etat à la Fonction publique et maire UMP (droite, parti au pouvoir) de Draveil, une petite ville du sud de la banlieue parisienne, avait été placé en garde à vue lundi.

Son adjointe à la mairie de Draveil chargée de la Culture, Brigitte Gruel, a également été inculpée pour viols et agressions sexuelles en réunion, et a elle aussi été remise en liberté sous contrôle judiciaire.

Outre les deux plaignantes, une ancienne attachée parlementaire de Georges Tron a livré un témoignage de nature à en faire une “victime” même si elle n’a pas porté plainte.

Décrit comme “très combatif” par l’un de ses avocats, Bertrand Burman, Georges Tron, 53 ans, a nié l’intégralité des faits allégués durant ses deux jours de garde à vue à la police judiciaire de Versailles. Il a contesté “toute relation de nature sexuelle avec les victimes, même des relations qui auraient été consenties”, selon la procureure d’Evry, Marie-Suzanne Le Quéau.

Avant sa garde à vue, Georges Tron a invoqué un complot ourdi par l’extrême droite, son attrait pour la réflexologie plantaire qui implique des massages des pieds, et la volonté des deux plaignantes de se venger après un départ conflictuel de la mairie de Draveil.

Pour la procureure les témoignages des deux plaignantes, âgées de 34 et 36 ans, sont “cohérents” et “corroborés sur certains points par des éléments extérieurs”.