Myron Ebell, un climatosceptique proche de Trump, chahuté lors d’un colloque des conservateurs européens à Bruxelles

À l’initiative d’Ecolo J, l’organisation de jeunesse du parti Ecolo, une septantaine de manifestants de la famille verte européenne et du secteur associatif ont protesté mercredi matin à l’entrée de la bibliothèque Solvay à Bruxelles, où se tient toute la journée un colloque sur la manière dont le marché fait naître des innovations bénéfiques à l’environnement, organisé par l’Alliance des conservateurs et réformistes européens.

Parmi les intervenants, figure l’Américain Myron Ebell, du lobby « Competitive Enterprise Institute ». En novembre dernier, il avait été nommé dans l’équipe de transition de Donald Trump pour diriger temporairement l’Agence de protection de l’environnement (EPA).

Tout comme Scott Pruit, l’actuel directeur de l’EPA, Myron Ebell est un ardent défenseur des énergies fossiles. Il nie l’influence de l’homme dans le réchauffement climatique, est opposé à l’accord de Paris sur le climat et, plus largement, à toute forme d’interventionnisme étatique.

«  Il défend l’innocuité du tabac et a combattu une loi sur la protection des espèces animales en voie de disparition », complète Adrien Volant, coprésident des jeunes verts bruxellois. «  Nous lui avons remis symboliquement une bouée de sauvetage, en sa qualité de climatosceptique number one. »

L’Alliance des conservateurs et réformistes européens est un mouvement politique formé autour du parti conservateur britannique. La N-VA n’en fait pas partie mais siège dans le même groupe au Parlement européen.

Mardi, M. Ebell a été reçu au cabinet de Theresa May, la Première ministre du Royaume-Uni.