La ministre Vervotte s’insurge aussi contre la communication défaillante à la SNCB

Sur les ondes de la VRT-radio, elle a déclaré que le dispatching voyageurs devrait avoir un accès automatique à certaines informations du contrôle du trafic afin que les voyageurs “ aient des interlocuteurs dès le premier instant ”.

En raison des fortes chaleurs, le trafic ferroviaire fut fortement perturbé ce lundi soir.

Du jamais vu ”, a reconnu le patron de la SNCB, Marc Descheemaecker interrogé à ce même micro. “ D’un point de vue technique, la quasi-totalité de la province de Flandre occidentale fut à un certain moment coupée du réseau ”. Les problèmes n’ont été résolus qu’après cinq heures, mais aucun voyageur n’a été livré à lui-même, selon lui.

Le patron de la SNCB juge encore les plaintes concernant une mauvaise communication injustifiée, soulignant que la première tâche est de trouver des solutions car “ il faut pouvoir donner de vraies informations ”.

Selon lui, avoir un numéro d’appel d’urgence unique en pareille situation ne serait en réalité qu’un cache-misère.

Une analyse loin d’être partagée par la ministre toutefois. Même si la sécurité doit rester la priorité, la SNCB est parfois “ trop défensive dans sa communication ”, a-t-elle jugé. A ses yeux, l’entreprise publique ne peut se permettre d’attendre qu’une solution ait été trouvée pour communiquer. “ Je pense que les gens ne l’acceptent plus, et je le comprends ”.

Mme Vervotte estime que le dispatching voyageurs de la SNCB devrait en conséquence avoir un plus grand accès à certaines informations. A l’heure actuelle, ce service doit lui-même appeler le centre de contrôle du trafic pour obtenir des informations, alors qu’il doit gérer en même temps une situation de crise, déplore-t-elle.

Toute démission de la direction de la SNCB -réclamée notamment par Groen! - n’est toutefois pas à l’ordre du jour, a encore ajouté la ministre pour qui le dernier incident ne doit pas servir à faire adopter des “ solutions symboliques ”.