Albert et Charlene, unis par le sport et l’humour

Avec leurs vingt ans d’écart - Albert est né le 14 mars 1958, Charlene le 25 janvier 1978 - les futurs époux, qui se sont rencontrés en 2000 mais se sont retrouvés en 2005 et ont pris leur temps pour se fiancer, en juin 2010, ont déclaré un même objectif: “fonder un foyer” et “avoir un enfant bientôt”.

Le souverain est déjà père d’une fille et d’un garçon, reconnus officiellement après son avènement. Jazmin Grace, 19 ans, dont la mère est une ex-serveuse américaine, et Alexandre, 7 ans, né d’une liaison avec une ancienne hôtesse de l’air française d’origine togolaise, ne pourront néanmoins pas lui succéder.

A la veille du mariage civil vendredi et de l’union religieuse samedi, son avocat a dû démentir des rumeurs sur un nouvel enfant caché. “Du délire médiatique”, s’est-il insurgé.

L’amour commun du sport

C’est leur amour commun du sport qui avait favorisé la rencontre du prince et de la championne: nageuse engagée avec l’Afrique du Sud aux jeux Olympiques de Sidney, Charlene participe en cette même année 2000 au meeting international de Monaco.

Albert préside la compétition. Membre de l’équipe de Monaco de bobsleigh, au sein de laquelle il a participé à cinq JO, ce sportif accompli repère la grande et blonde jeune femme, qui a remporté le meeting, qu’il invite à dîner et qu’il séduit par son naturel et sa décontraction, dira-t-elle.

Le couple pourtant ne se retrouvera que cinq ans plus tard, lorsque Charlene lui écrit après le décès de Rainier III.

Début 2006, les amoureux s’affichent pour la première fois, lors de la cérémonie d’ouverture des Jeux de Turin, où l’on voit la jeune femme rire aux éclats aux côtés de son prince.

Charlene: beaucoup d’humour et une insatiable curiosité

Depuis, la future princesse, dont les principales qualités sont selon Albert la “sensibilité”, “beaucoup d’humour” et une “insatiable curiosité”, a appris son rôle, apparaissant régulièrement, patiemment en retrait derrière le prince jusqu’aux fiançailles.

Troquant sa coiffure au carré pour des chignons sophistiqués, ses tenues décontractées pour des toilettes ajustées de créateur, elle est là, toujours plus glamour mais le sourire plus retenu, aux événements mondains aux côtés des princesses Caroline et Stéphanie.

Son enfance et son parcours sportif, qui s’arrêtera en 2007 sur blessure, ont fait d’elle une femme capable de s’adapter aux circonstances, et à une certaine discipline, comme elle le dit elle-même.

Née au Bulawayo en Rhodésie (l’actuel Zimbabwe), aînée de trois enfants d’une famille de la classe moyenne, Charlene apprend à nager à trois ans. Lorsqu’elle en a dix, ses parents s’installent à Benoni, dans la banlieue de Johannesbourg en Afrique du Sud, pays dont elle prendra la nationalité.

Aimant le surf et la randonnée, la jeune femme, dont la blondeur peut évoquer la sublime mère d’Albert, Grace Kelly, raconte qu’elle dévore des biographies et des recueils de poésie et prise l’art contemporain.

Sensibilisée à l’action humanitaire, elle est l’une des marraines de la Nelson Mandela Foundation.

Albert: un responsable moderne

A la tête du micro-Etat depuis 2005, Albert de son côté s’attache à donner l’image d’un responsable posé, moderne. Il est plus accessible que son père, l’autoritaire Rainier.

Voyageur passionné par la nature et la défense de l’environnement, il se montre aussi soucieux du développement de son pays, dont il veut casser l’image de paradis fiscal.

Contrairement à son père, Albert est un véritable “enfant de Monaco”, où il a fait toute sa scolarité. Son parcours universitaire (sciences politiques) est en revanche américain.

La décision de se marier prise par ce quinquagénaire réservé au front dégarni, à qui on a prêté de nombreuses liaisons, ravit les Monégasques. Dans l’attente d’un héritier.