Ce père enfermait sa fille de trois ans dans une chambre et l’attachait avec une corde à un lit pour mieux la battre: "Il n’en avait rien à fout**" quand elle est décédée (photos)

L’homme a plaidé coupable pour homicide involontaire, car il conteste avoir causé les blessures qui ont tué sa fille. Il concède tout de même que son seul tort a été de ne pas avoir appelé les secours quand sa petite était mourante. Il l’avait en effet laisser mourir, préférant sortir pour prendre café et se griller une cigarette plutôt que d’aider son colocataire à réanimer l’enfant, à qui il avait fait vivre un terrible enfer.

L’enfant est décédé après avoir subi des sévices physiques et sexuels prolongés. La petite est finalement morte d’une lésion intestinale qui s’est infectée, par manque de soins.

Le tribunal de Brisbane a entendu aujourd’hui Christopher Kent, 47 ans, l’ancien colocataire de Williamson, qui a passé 19 mois en prison après avoir lui aussi plaidé coupable pour homicide involontaire. Il a déclaré que Williamson enfermait sa fille dans sa chambre pendant des heures, en l’attachant à son lit avec une corde, et qu’il entrait dans une colère noire quand il voyait que la petite avait dû se soulager dans la chambre où elle ne pouvait pas bouger pendant des heures. Il s’en prenait alors physiquement à elle.

«  C’était comme si deux adultes se battaient », a-t-il dit. « Elle pleurait, pleurait et pleurait, et tout ce que Matt pouvait faire, c’était crier ». L’homme avait en outre installé une corde entre le lit et la poignée de la porte de la chambre, pour être certain que la petite ne puisse pas sortir, pendant qu’il dormait pendant la journée.

Le colocataire a aussi raconté comment il a essayé de réanimer la petite après avoir remarqué que ses lèvres devenaient bleues. Il avait alerté Williamson, qui dormait dans le canapé, mais ce dernier lui aurait déclaré qu’il n’en « avait rien à foutre » car il voulait un café et fumer une cigarette. Après avoir appelé les secours, Kent avait pris la fuite avant l’arrivée de l’ambulance.

La fillette de 3 ans avait des ecchymoses au visage, des lacérations sur l’oreille comme si elle avait été tirée avec force, une blessure à la tempe et des coupures aux lèvres résultant de coups. Elle avait aussi une grave blessure à l’estomac, provoquée par un coup violent.

Si le père a nié avoir causé les blessures, son colocataire a lui affirmé au procès qu’il avait régulièrement été témoin des abus physiques réguliers du père sur sa fille pendant qu’il vivait avec eux dans la même maison.

Il a aussi indiqué avoir retrouvé le jour de la mort de la petite une photo explicite qui prouvait que l’enfant était en plus victime d’abus sexuel de la part de son père.

Plusieurs autres témoins, y compris d’anciens voisins, devraient prochainement témoigner au procès de Williamson.