"Frexit? Nexit? Cela n’arrivera pas" déclare Herman Van Rompuy

L’ancien Premier ministre belge estime notamment que le pessimisme actuel est excessif concernant l’Europe, tout en admettant que l’Union doit engranger plus de résultats pour «donner de l’espoir aux gens et lutter contre le populisme et le nationalisme».

«Nous voulons maintenir nos sociétés et nos économies aussi ouvertes que possible, tout en assurant dans le même temps une meilleure protection aux citoyens face aux nouvelles menaces pour leur sécurité et leur bien-être», a commenté M. Van Rompuy.

Ce dernier a ensuite cité de nombreux défis auxquels l’Europe doit désormais faire face, tels que la lutte contre le dumping social, la sécurité des frontières, l’approche de la migration illégale ou encore le changement climatique.

Même si certains souhaiteraient aborder ces thématiques au niveau national, Herman Van Rompuy reste convaincu que des résultats probants ne peuvent être obtenus que dans une perspective européenne. La récupération de compétences européennes par les Etats n’est «pas véritablement une option», juge celui qui présida le Conseil européen de 2010 à 2014.

Il plaide par ailleurs pour une intégration plus poussée afin de sauvegarder certaines des grandes réalisations du projet européen, comme l’eurozone et l’espace Schengen. «Nous n’avons pas le choix. C’est l’Europe de la nécessité», commente-t-il, avant de défendre une collaboration accrue entre les Etats qui souhaitent avancer plus rapidement. Une percée dans le domaine de la coopération militaire pourrait à ce titre être nécessaire, d’après lui.

M. Van Rompuy a enfin mis en garde face au «pessimisme excessif», affirmant qu’il n’y aurait ni Frexit, ni Nexit.