Noces religieuses et invités de marque pour Charlene et Albert de Monaco

Après le prélude du mariage civil vendredi, la princesse sud-africaine doit arriver à 17H00 (15H00 GMT) en robe de mariée Armani, au bras de son père, sur la place du Palais où 3.500 Monégasques assis pourront l’acclamer.

Elle doit entrer dans son palais en foulant un long tapis rouge et blanc, aux couleurs monégasques, jusqu’à l’autel placé dans la somptueuse Cour d’honneur transformée en cathédrale d’un jour.

C’est là, sous un toit éphémère de dais blancs, qu’elle sera attendue par le prince Albert, 53 ans, en uniforme de carabinier. L’archevêque de Monaco Bernard Barsi unira le couple, la protestante Charlene, 33 ans, s’étant converti récemment au catholicisme, religion d’Etat.

A Monaco, le climat s’est dédramatisé depuis le “oui” de Charlene devant l’officier d’Etat civil vendredi.

“Nous souhaitons que la dynastie des Grimaldi continue”, explique un Monégasque de 72 ans en lignée directe avec des ancêtres génois arrivés en 1775 sur le Rocher.

La presse du monde entier avait évoqué, quelques jours avant le mariage, la rumeur d’une récente tentative de fuite de Charlene à l’aéroport en raison d’une paternité cachée d’Albert.

Désormais, des sources proches de l’organisation du mariage parlent bien d’un couac entre les deux époux et d’une probable demande de reconnaissance de paternité auprès d’Albert.

Quoi qu’il en soit, le doux sourire de Charlene à la cérémonie civile a rassuré les Monégasques. Albert II est apparu détendu vendredi, serrant chaleureusement les mains de ses sujets qu’il a cotoyés parfois sur les mêmes bancs d’école.

Jusque là, il n’avait jamais semblé pressé de se marier. Après être resté longtemps dans l’ombre de son père Rainier ou encore de ses soeurs Caroline et Stéphanie archi médiatisées, le souverain semble avoir gagné en assurance pour célébrer à 50 ans passés son mariage.

Dès samedi matin une nuée de visiteurs des environs mais aussi de vacanciers ont commencé à affluer pour assister à la cérémonie religieuse, retransmise en ville sur écrans. “Pas de casquette” sur le Rocher pour l’occasion, expliquait un policier à un touriste, tandis que commençait derrière lui le défilé des berlines officielles.

Les invités ont commencé à fouler le tapis rouge en début d’après-midi sous un soleil de plomb, jacquette longue pour les hommes, chapeau et épaules couvertes pour les femmes.

Parmi eux, le tennisman français Henri Leconte, les mannequins tchèque Karolina Kurkova ou suédoise Victoria Silvstedt, le musicien français Jean-Michel Jarre. Egalement attendue, l’épouse de l’ancien président Jacques Chirac, Bernadette Chirac, a été vue sortant de l’hôtel de Paris, vêtue d’une robe noire.

Le chef de l’Etat français Nicolas Sarkozy sera parmi les convives, comme les présidents libanais, allemand, irlandais ou islandais, et une série de têtes couronnées.

Tous doivent être installés en arc de cercle derrière les mariés, dont le représentant de la couronne britannique, le prince Edward, fils cadet d’Elisabeth II.

Le couple a boudé la cathédrale où la princesse Grace et le prince Rainier s’étaient unis, voici 55 ans, un cadre qui aurait limité la liste des invités à 500.

Une centaine de musiciens pourront ainsi prendre place dans la Cour d’honneur, dont l’orchestre philharmonique de Monte-Carlo, les choeurs de l’opéra de Monte-Carlo, de grands solistes internationaux.

La cérémonie terminée, le couple partira en voiture décapotable jusqu’à la chapelle Sainte-Dévote pour un traditionnel dépôt du bouquet de la mariée.

Place ensuite à un dîner de noces méditerranéen préparé par Alain Ducasse pour 500 convives privilégiés. Après la pièce montée et le feu d’artifice, 200 amis du couple rejoindront l’opéra métamorphosé en piste de danse, pour fêter l’événement jusqu’à l’aube.