Unia licencie la juriste Rachida Lamrabet après ses propos tenus contre l’interdiction de la burqa

Dans un entretien paru dans l’hebdomadaire flamand Knack au cours du mois de mars, la juriste travaillant pour Unia avait indiqué ne pas être «pour la burqa», mais ne pas non plus être en faveur d’une interdiction de ce voile intégral, «particulièrement dans un pays qui attache beaucoup d’importance aux droits de l’homme». Ces propos avaient été relevés par la nouvelle secrétaire d’Etat à l’Egalité des chances, la N-VA Zuhal Demir, qui a souhaité qu’Unia prenne ouvertement ses distances avec les paroles de son employée. Le Centre interfédéral pour l’égalité des chances avait dans un premier temps rétorqué que Rachida Lamrabet s’était exprimée à titre purement personnel, ce que Zuhal Demir n’avait pas jugé suffisant.

«L’interview publiée dans Knack a mené à un entretien» avec la principale intéressée, précise Unia dimanche. «A cette occasion, d’autres éléments sont apparus, qui ont entraîné cette rupture de confiance. (...) Les deux parties ont convenu de ne pas communiquer davantage à ce sujet».

Unia souligne encore que le travail artistique de sa collaboratrice, qui est aussi auteure, n’a joué aucun rôle dans la décision de s’en séparer. «Bien que cela n’était pas toujours facile, il y a toujours eu jusqu’ici un équilibre entre la liberté artistique de Rachida Lamrabet et sa fonction de chargée de mission chez Unia», indique l’organisation.

Dans un communiqué diffusé lundi, la secrétaire d’Etat Zuhal Demir précise que ce licenciement est une affaire «entre employeur et employé».

Elle ajoute n’avoir jamais demandé la démission de Lamrabet, «ni publiquement, ni dans ma conversation vendredi dernier avec les directeurs d’Unia sur le fonctionnement et le problème de perception d’Unia».

«C’est la direction elle-même qui a pris la décision, car le conseil d’administration d’Unia n’a pas été informé ou consulté dans cette affaire».