Une victime belge, originaire de Lembeek, est décédée dans l’attaque du camion fou à Stockholm.

Quatre personnes sont décédées et une quinzaine ont été blessées lors de l’attaque. Trois tués avaient déjà été identifiés, ont indiqué les autorités aux médias suédois.

« Rapidement, plusieurs sources laissaient craindre qu’une Belge figurait parmi les victimes », nous explique Didier Reynders, ministre des Affaires étrangères (MR) ce dimanche matin. « La victime ne portait pas de pièce d’identité sur elle, mais les enquêteurs avaient retrouvé rapidement une pièce d’identité à proximité. S’il a fallu 48 heures pour confirmer l’identité de notre compatriote, c’est parce que la police suédoise attendait tous les résultats des tests ADN. Les Affaires étrangères se tiennent désormais à la disposition de la famille qui pourrait se rendre sur place. »

Selon les informations dont dispose le ministre des Affaires étrangères, il n’y a pas d’autres Belges parmi les blessés.

La police pense tenir l’auteur

Ce samedi soir, la police suédoise s’est dite confiante de tenir l’auteur de l’attentat au camion bélier, le présentant comme un Ouzbek de 39 ans connu des services de renseignement. Lors d’une conférence de presse, la police a précisé avoir retrouvé un engin suspect, sans en détailler la nature exacte, dans la cabine du camion qui a foncé sur la foule. Si les enquêteurs n’ont pas évoqué de mobile, le mode opératoire rappelle fortement celui des attentats meurtriers de Nice (sud-est de la France), Berlin et Londres, revendiqués par le groupe État islamique (EI). Décrit comme un acte « terroriste » par les autorités, l’attentat de Stockholm, le troisième en Europe en un peu plus de quinze jours après ceux de Londres et de Saint-Pétersbourg, n’a pas été revendiqué. « Rien n’indique que nous ayons le mauvais homme. Au contraire, nos soupçons se sont renforcés », a déclaré samedi le directeur de la police suédoise, Dan Eliasson.