Pour Cipollini, Cavendish a encore beaucoup de choses à apprendre

  "Avec l'équipe dont il dispose, il n'y a pas beaucoup d'histoires. Il est vraiment le plus fort et il n'est pas tout seul. A 800 mètres de l'arrivée (au cap Fréhel), il avait devant lui Tony Martin, qui est un grand coureur, et Matt Goss, le vainqueur de Milan-Sanremo", remarque l'ancien champion du monde (2002). Interrogé sur le comportement du Britannique, qui s'était notamment laissé aller durant l'intersaison (excédent de poids), "Cipo" souligne la différence culturelle avec un coureur comme Cavendish, qui vient de l'île de Man. "Moi, je suis né dans une région (la Toscane) où le cyclisme a une histoire. A six ans j'ai vu pour la première fois le Giro sur le bord de la route, j'ai vu passer Felice Gimondi", sourit l'ex-"Roi lion".


 "Il doit apprendre encore, pour tout ce qui a trait au respect de lui-même, au respect de sa profession. Avec son talent, j'aurais gagné 25 courses, pas 5 comme il a fait" (le score provisoire de Cavendish, ndlr), ajoute celui qui, durant sa carrière, a gagné 42 étapes du Giro, le record du genre. "Mais ce n'est pas seulement sportif, je le répète, c'est culturel". Cipollini, 44 ans, a été recruté par Andrei Tchmil, le président de Katusha, pour conseiller ses jeunes sprinteurs, notamment l'espoir russe Denis Galimzyanov. Le Toscan de Lucques a participé à 8 reprises au Tour de France, la dernière fois en 2004.