Vague de cyberattaques: le parquet de Paris ouvre une enquête en France

Une enquête de flagrance a été ouverte dès vendredi soir, pour «  accès et maintien frauduleux dans des systèmes de traitement automatisé de données », «  entraves au fonctionnement » de ces systèmes, et «  extorsions et tentatives d’extorsions ».

Le parquet de Paris, qui dispose d’une compétence nationale pour ce type d’attaques informatiques, a décidé d’ouvrir cette enquête sans attendre la formalisation des plaintes qui seront versées à la procédure, a ajouté la source judiciaire.

L’enquête «  vise notamment les atteintes subies par le groupe Renault » et permettra de centraliser les investigations sur d’éventuels faits similaires de rançonnage logiciel qui auraient pu être commis en France, a-t-on précisé de même source.

Vendredi soir une cyberattaque massive, «  d’un niveau sans précédent » selon Europol, a frappé plusieurs dizaines de pays, notamment la Grande-Bretagne, l’Espagne, le Portugal, le Mexique, l’Australie et la Russie. Son mode opératoire est basé sur un logiciel de rançon qui verrouille les fichiers des utilisateurs et les force à payer une somme d’argent sous forme de bitcoins pour en recouvrer l’usage.

Le constructeur automobile français Renault, seule victime connue à ce stade en France, a reconnu samedi matin avoir été touché par cette cyberattaque qui l’a conduit «  à prendre des mesures préventives », dont la mise à l’arrêt de plusieurs usines en France, a indiqué à l’AFP une porte-parole du groupe.

Le parquet a décidé de confier les investigations aux policiers de l’Office central de lutte contre la criminalité liée aux technologies de l’information et de la communication (OCLCTIC).