L’indexation automatique des salaires critiquée, cette fois par l’OCDE

Le système d’indexation automatique des salaires en Belgique est de nouveau pointé du doigt. Cette fois, c’est l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) qui recommande sa suppression “à moyen terme” dans sa dernière étude économique sur la Belgique, publiée mardi.

“La question de la compétitivité devient très importante. La hausse du salaire horaire en Belgique a été plus rapide que dans les principaux pays concurrents. Surtout, la hausse du salaire horaire a été plus importante que le gain de productivité”, a souligné mardi le secrétaire général de l’OCDE, Angel Gurria, évoquant “une érosion de la compétitivité de la Belgique”.

Dans un premier temps, “il faut réformer l’indexation automatique des salaires, par exemple, d’abord, en réformant l’indice santé”, duquel seraient exclus les postes énergétiques, a insisté M. Gurria, lors d’une conférence de presse en présence du Premier ministre démissionnaire Yves Leterme.

“A moyen terme, il est souhaitable que les partenaires sociaux prévoient sa suppression afin d’avoir une plus grande flexibilité” au niveau des salaires, a-t-il encore ajouté.

De son côté, le Premier ministre a rappelé qu’une étude est actuellement en cours pour analyser les mécanismes d’indexation dans notre pays, alors que l’inflation et les prix énergétiques sont régulièrement plus élevés en Belgique que dans d’autres pays européens. “Il y a un problème, c’est certain, mais en même temps l’indexation est une des pierres angulaires du modèle social belge”, a encore estimé Yves Leterme.