Réaction de Charles Michel sur le retrait «irresponsable» des États-Unis de l’accord de Paris

« La décision des États-Unis ne doit pas freiner notre mobilisation en faveur de la lutte contre le réchauffement climatique », affirme M. Michel.

« Nous devons redoubler d’efforts pour faire en sorte que les grandes puissances réaffirment leurs engagements. Au-delà de l’enjeu écologique, il s’agit aussi d’une question économique et d’équilibres géopolitiques mondiaux. Un dérèglement climatique ne pourra que générer des conflits et des mouvements migratoires conséquents. Nous utiliserons tous les leviers internationaux possibles pour concrétiser cela. ’Make the future great again’ doit être notre ambition », conclut le Premier ministre, en référence au slogan de campagne de Donald Trump.

« À la Conférence des Nations Unies la semaine prochaine, je vais plaider pour qu’il y ait plus d’attention sur le lien à faire entre la sécurité et le climat », ajoute le ministre des Affaires étrangères, Didier Reynders, dans le même communiqué. « Une meilleure efficience énergétique offre des opportunités économiques. Cela accroît notre compétitivité et présente des avantages en matières de santé. »

La ministre de l’Environnement, Marie-Christine Marghem, « regrette que nos alliés mènent en matière climatique une politique isolationniste à contre-courant de l’Histoire ». « Cette décision ne remettra pas en cause la volonté du gouvernement de poursuivre le dialogue avec les Régions, notamment dans le cadre du pacte interfédéral afin de remplir nos objectifs européens. »