Le football wallon va mal!

Le constat est là. Simple, limpide. Mais douloureux. Pour inverser cette tendance, les mentalités vont devoir changer et, enfin, développer une politique régionale qui tienne véritablement la route. Ce cap, la Flandre l’a passé depuis belle lurette et, aujourd’hui, elle domine le football national avec une facilité déconcertante. “ Au nord du pays, il y a une vraie politique qui a été mise en place. Elle porte ses fruits ”, explique Alain Courtois, sénateur MR qui suit toujours le football d’un œil fort attentif, l’un des trois invités à notre table, en compagnie de Jean-François de Sart, directeur sportif du Standard, et Alain Lommers, directeur général de Mons.

Cette politique ne concerne pas uniquement les équipes premières. Les jeunes n’ont pas été oubliés dans cette révolution. “ Le Bloso, le pendant flamand de l’ADEPS, a un projet sportif par ville. Malheureusement, cette politique ne trouve pas écho chez nous ”, déplore Alain Courtois.

L’équation est simple. Pour avoir de bonnes équipes parmi l’élite, les clubs doivent baser leur politique sur la formation. Le bémol, c’est que les centres de formation ne sont plus au point. Donc, les équipes premières ne suivent plus. “ Il faut investir dans les infrastructures, la qualité des formateurs et la protection des jeunes. Sans cela, nous ne pouvons pas nous en sortir ”, confirme Jean-François de Sart.

Pour sortir la tête de l’eau, les pouvoirs publics wallons vont devoir utiliser le chéquier. Aller à la rencontre des dirigeants pour comprendre où investir les fonds nécessaires. C’est ce que le Ministre André Antoine tente de faire depuis sa nomination. Un bel effort, salué par nos invités, mais qui intervient un peu trop tard. À une époque où la Flandre n’a jamais semblé aussi détachée de la Wallonie au niveau sportif...



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