RAEC Mons - Lommers: "Sans la D1, Leone aurait arrêté"

Au nord du pays, les clubs parviennent à se partager les deniers privés et publics. Les treize clubs flamands cohabitent sans le moindre problème. Au sud du pays, c’est beaucoup plus corsé. Le Standard monopolise énormément d’attention et semble tuer la concurrence, contre sa volonté, évidemment.

Mons est en train de l’apprendre à ses dépens. Situé totalement de l’autre côté de la région, le club ne parvient pas à attirer l’attention. “ Je suis fier d’être le deuxième club de Wallonie mais ce n’est pas un statut facile à porter ”, confirme Alain Lommers, le directeur général de la formation hennuyère. “ Les sponsors sont beaucoup plus attirés par l’image que colportent les Rouches. Prenez l’exemple concret de la Loterie nationale. Son Ministre de tutelle, Didier Reynders, offre une enveloppe d’un million d’euros aux Liégeois comme subsides. Tant mieux pour le Standard mais, moi, ça me dépasse totalement. Quel est l’intérêt d’offrir tout l’argent public à un seul club? J’ai bien du mal à comprendre cette politique.

Mons est, donc, obligé d’aller chercher ses sponsors principaux de l’autre côté de la frontière. Un exemple qui situe bien le marasme dans lequel se situe le football wallon. Une seule région est incapable d’assurer la survie de deux clubs... “ La région bruxelloise débloque des fonds pour défendre son image sportive à travers tout le pays mais, moi, je n’ai jamais rien reçu. Ce n’est pas de la jalousie, c’est un simple constat ”, reprend Alain Lommers.

Bien entendu, le Standard n’a jamais cherché à tuer ses concurrents wallons. Il est victime de son succès. “ Sclessin, c’est ’the place to be’”, explique Jean-François de Sart. “ Nous avons été le porte-drapeau du football wallon ces dernières années. Il était, donc, logique que tout le monde veuille venir assister à nos rencontres.

Si Mons parvient à survivre, c’est, avant tout, grâce à la passion de son président, Domenico Leone. “ Lors de notre première descente, nous avons conservé notre structure professionnelle ”, conclut Alain Lommers. “ Nous avons gardé cette formule suite à notre dernière descente. Mais si nous avions échoué lors du tour final, le président n’aurait, sans doute, pas continué. Une troisième campagne d’affilée en D2 aurait engendré un essoufflement complet du club, sans aide publique, sans droits TV.

 

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