Ethylotest à la discothèque : on y réfléchit


La France s’apprête à légiférer pour réduire le nombre de jeunes tués sur la route. Trois ministres (Transports, Intérieur et Santé) mettent la dernière main à une législation imposant aux 2.500 discothèques de l’Hexagone de disposer d’un système pour dépister l’alcool. L’arrêté en préparation, et promis depuis 2008, devrait être en vigueur à l’automne.

En Belgique, l’idée fait son chemin, même si le dossier est nettement moins avancé. « Il est très fréquent de voir un jeune sortir d’une disco dans un état pitoyable. C’est un vrai fléau et pourtant la police fait des contrôles tous les week-ends, constate Marc d’Haene (cdH), bourgmestre de Pecq. Plusieurs boîtes sont installées dans sa commune. Je ne connais pas le texte français. Je vais l’analyser et en parler aux collègues députés pour voir ce qu’on peut faire ». « Tous les bourgmestres devraient être contents avec une telle législation. Actuellement, ils doivent tourner autour du pot avec des ordonnances pour tenter de limiter la consommation des jeunes », analyse Sylvie Smoos, conseillère à l’Union des villes et des communes de Wallonie.

Au cabinet du ministre de tutelle Benoît Lutgen, on indique que la question va être étudiée par le Conseil supérieur wallon de la sécurité routière, porté sur les fonts baptismaux en juin. Le ministre réaffirme toutefois la nécessité de poursuivre des campagnes de prévention dans les dancings pour inciter à désigner des Bob.