L’avocat de Tristane Banon demande l’audition d’une maîtresse de DSK

Interrogé par l’AFP, le parquet n’avait pas reçu de courrier de l’avocat dimanche.

Me David Koubbi a estimé dans le quotidien que ce scandale est “ une affaire qui a visiblement été étouffée ” et que le témoignage de Piroska Nagy, économiste hongroise, pourrait se révéler essentiel.

M. Strauss-Kahn, qui a été blanchi aux Etats-Unis des accusations d’agression sexuelle lancées par une femme de chambre, avait vu sa carrière menacée en 2008, un an après sa nomination à la tête du Fonds monétaire international, par la révélation d’une liaison avec Mme Nagy, qui était sa subordonnée.

Le conseil d’administration du FMI avait révélé en octobre 2008 avoir mandaté un cabinet d’avocats privé pour enquêter sur cette liaison. Mais le 25 octobre 2008, l’institution avait estimé qu’il n’y “ a pas eu de harcèlement, ni de favoritisme ni aucun autre abus de pouvoir ” de la part de M. Strauss-Kahn.

Pourtant, souligne le Parisien, Mme Nagy, qui a démissionné du FMI, avait écrit à ce cabinet d’avocats que son patron avait “ abusé de sa position ”, estimant avoir été “ piégée ”. Elle jugeait par ailleurs que Dominique Strauss-Kahn était “ un homme agressif ” et disait craindre qu’il “ ait un problème pouvant le rendre peu adapté à la direction d’une institution où des femmes travaillent sous ses ordres ”.