Les écoles bulgares font la chasse aux mini jupes et aux pelotages

“Les élèves ne doivent pas manifester de marques d’intimité pendant les cours, ni dans l’école”, selon le règlement d’un lycée à Sofia cité jeudi par le quotidien 24 tchassa à l’occasion de la rentrée scolaire.

Une interdiction similaire a été introduite dans une école à Choumen (nord-ouest).

“Les jeunes élèves regardent les grands s’embrasser dans les couloirs, ce qui n’est pas correct”, explique la directrice du lycée “Clément d’Ohrid” de Sofia Neli Kostova.

Selon le règlement de ce lycée, les élèves ne doivent pas porter de “chaussures dangeureuses, notamment à roulettes ou à pointes”.

Un autre lycée de Sofia, “Todor Minkov”, exige “de ne pas jeter d’objets par la fenêtre et de s’adresser aux enseignants par Monsieur ou Madame”.

Cet établissement, comme d’autres dans le pays, a même récemment introduit des uniformes. Aux temps du communisme, tous les élèves étaient obligés de porter des uniformes en noir et blanc, d’avoir les cheveux courts, et de respecter une discipline sévère.

La chute du communisme en novembre 1989 a entraîné une chute immédiate des exigences de tenues vestimentaires. Les filles portant des décolletés profonds et les garçons à piercing sont devenus monnaie courante, même dans les écoles d’élite.

“Il est difficile d’attirer l’attention des garçons en classe, alors qu’à côté leur camarades filles exhibent leur poitrine et leur nombril”, témoigne Tsvetana Gueorgieva, une professeur d’allemand, interrogée par l’AFP, qui dit souhaiter “un minimum de décence”.

Le lycée “Vassil Levski” à Vidin (nord-ouest) exige désormais que “les jupes ne soient pas plus courtes que 10 cm au-dessus du genou, les talons pas plus hauts que 4 cm et les chemisiers pas plus courts que la taille. “Il n’est pas admissible de révéler une partie de sa lingerie, ni de porter des shorts ou des tongs” à l’école, selon le règlement.