Berlusconi: “ J’avais 11 filles devant la porte, mais je m’en suis fait que 8, on ne peut pas tout faire ”

“Hier soir j’avais une file devant la porte, elles étaient onze, mais je m’en suis fait seulement huit parce que je n’en pouvais plus, on ne peut pas tout faire”, déclare ainsi le Cavaliere le 1er janvier 2009 dans une conversation avec Gianpaolo Tarantini, selon la même source.

Huit personnes, dont Gianpaolo Tarantini, ont été inculpées jeudi par la justice de Bari (sud). Elles sont accusées d’avoir fourni des prostituées à Silvio Berlusconi lors de soirées osées dans les résidences du chef du gouvernement.

Les écoutes publiées vendredi ont été réalisées dans le cadre de cette enquête.

Selon le parquet, au moins 30 jeunes femmes ont été amenées par le principal inculpé, Gianpaolo Tarantini, dans les résidences de M. Berlusconi, et une bonne partie se sont prostituées avec le chef du gouvernement entre 2008 et 2009.

Parlant avec une de ces jeunes femmes, Silvio Berlusconi affirme exercer le métier de chef du gouvernement à ses “heures perdues”.

Vois-tu Marystell, à mes heures perdues je fais le chef du gouvernement et il m’arrive de tout”, dit Silvio Berlusconi en parlant au téléphone à Marystell Polanco, une jeune femme dont le nom apparaît dans deux enquêtes sur la prostitution.

Peu avant la publication de ces écoutes, M. Berlusconi avait écrit une lettre à un journal affirmant ne pas avoir honte car les faits, tels que rapportés par les médias italiens, ne correspondent pas à la réalité de son comportement.

“Il est vrai, comme vous écrivez, que mon comportement, tel qu’il a été décrit ces derniers jours par les journaux, apparaît scandaleux. Mais mon comportement n’a absolument pas été celui décrit et je vous confirme (...) que je n’ai jamais rien fait dont je devrais avoir honte”, écrit M. Berlusconi dans une lettre à Giuliano Ferrara, directeur du quotidien Il Foglio et proche du chef du gouvernement.