L’emploi des jeunes, surtout immigrés ou peu qualifiés, reste un gros problème

Ce rapport estime également que les employeurs investissent trop peu en formation et en éducation, , annoncent samedi les quotidiens De Standaard et Het Nieuwsblad.

La ministre de l’Emploi, Joëlle Milquet, avait chargé le CNT d’effectuer une évaluation du Pacte des générations lancé en 2005 par Guy Verhofstadt. Faute d’accord entre les partenaires sociaux, cette évaluation n’aboutira pas, selon l’Echo. Il reste néanmoins des documents qui compilent une série de données intéressantes.

Ces chiffres montreraient notamment que le chômage des jeunes pose problème. La Belgique, qui avait déjà pris du retard au niveau européen, voit cet écart s’accroître. Le problème principal réside au niveau des jeunes peu qualifiés (35,9 % des chômeurs en Belgique contre 27,3 % de moyenne pour les 15 principaux pays de l’Union Européenne) et chez les jeunes issus de l’immigration (39,9 % en Belgique contre 30,3 % en Europe).

Ces dernières années, la population active est restée plus longtemps au travail. Par ailleurs, les travailleurs plus âgés sont parvenus à contrer plus ou moins les effets de la crise. Aujourd’hui, on dénombre 217.000 travailleurs de plus de 50 ans de plus qu’en 2005.

Désormais, 50,9 % de la population âgée de 50 à 64 ans est au travail, soit 5 % de plus qu’il y a cinq ans.

En 2005, 8,4 % des travailleurs de plus de 25 ans ont bénéficié d’une formation. Cinq ans plus tard, ce chiffre est monté à 7,2 %.

Par contre, la formation des travailleurs plus âgés est en baisse (de 5,1 à 4,6 % chez les personnes âgées de 50 à 64 ans).

La Fédération des Entreprises de Belgique a refusé de commenter ces données concernant l’emploi des jeunes, estimant qu’elles n’avaient pas été validées par le CNT. Les patrons regrettent que de telles informations non-validées soient diffusées, discréditant ainsi le Conseil.