Sarkozy et Merkel vont tenter de convaincre Papandréou

Pour ramener le calme dans une zone euro secouée par l’annonce grecque d’un recours au référendum sur le plan anti-crise de la zone euro, Berlin et Paris avaient au préalable fait état de deux rencontres séparées mercredi à Cannes (France) de Mme Merkel et M. Sarkozy, d’une part avec les représentants du Fonds monétaire international et l’Union européenne, puis avec les autorités grecques.

M. Papandréou, critiqué de toutes parts en Europe mardi après l’annonce du référendum, a affirmé que cette consultation sur le plan européen anti-crise allait “renforcer le pays dans la zone euro et sur le plan international”, dans un entretien téléphonique mardi avec son homologue allemande Angela Merkel.

Selon les services du Premier ministre, Mme Merkel a “exprimé sa compréhension et souligné qu’elle comprenait les évolutions en Grèce”. L’entretien s’est déroulé dans la matinée, alors que la décision de M. Papandréou de recourir à un référendum, annoncée lundi soir, semait la panique sur les marchés boursiers et alimentait les critiques des pays partenaires.

L’annonce d’un référendum à l’issue très incertaine en Grèce sur le plan de sauvetage européen bouleverse la stratégie du G20 à deux jours du sommet de Cannes, en France, où la zone euro espérait obtenir le soutien des autres grandes puissances en échange de ses efforts.

De son côté, à Washinton, l’Institut de la finance internationale (IIF), qui représente les grandes banques du monde, a annoncé qu’il souhaitait faire avancer les négociations sur l’effacement d’une partie de la dette grecque, malgré l’annonce du référendum.

L’IIF a donné son accord lors du sommet de Bruxelles pour effacer environ 100 milliards d’euros de dette grecque, soit la moitié de ce que détient le secteur privé.

Les banques représentées dans ce lobby de Washington souhaitent éviter un défaut de paiement désordonné du pays, dont elles redoutent les conséquences sur le système financier mondial.