Crise de l’Euro: les Grecs risquent de couler la monnaie unique

>Quelle est la cause de l’affolement sur les marchés européen?

La cause, c’est l’annonce faite lundi soir par le Premier ministre grec Georges Papandréou de la tenue d’un référendum sur l’accord visant à effacer une partie de la dette publique grecque.

L’organisation de ce référendum n’était pas attendue. Et Papandréou s’est fait critiquer par tous les chefs européens.

>Conséquence sur les marchés

Les marchés se sont affolés. Car, pour faire simple, avec cette annonce, c’est toute la “ stabilité ” qui était revenue, la semaine passée, qui s’écroule ce mardi. Les marchés redoutent, en fait, que les Grecs disent “ non ” lors du référendum.

S’ils disent “ non ” à l’accord de la semaine passée, c’est, tout simplement, notre monnaie unique qui risque de s’écrouler...

>Et maintenant?

Il faut convaincre Papandréou de ne pas organiser ce référendum. Les présidents de l’UE, Herman Van Rompuy, et de la Commission européenne, José Manuel Barroso, ont appelé mardi implicitement la Grèce à respecter ses engagements à l’égard de la zone euro.

Les gouvernements espagnol, italien, belge et britannique ont critiqué dans des termes plus ou moins durs la décision d’organiser un référendum, faisant valoir qu’elle ajoutait à l’instabilité en zone euro.

Le Premier ministre grec, Georges Papandréou, assistera mercredi à Cannes à un “dîner de travail” réunissant les dirigeants allemand et français, Angela Merkel et Nicolas Sarkozy, les responsables de l’UE et la directrice générale du FMI, Christine Lagarde. On verra ce qu’il en sortira...

>Concrètement, sur les marchés, cela donne?

C’est la catastrophe. On vous laisse juger...

La Bourse d’Athènes a chuté de 6,92%, tirée à la baisse par les titres bancaires.

Francfort (-5%), Paris (-5,38%), Madrid (-4,19%), Milan (-6,80%), Londres (-2,21%), Zurich (-2,49%), Lisbonne (-3,68%) ont suivi la même tendance. Les actions qui ont le plus souffert sur la place parisienne ont été la Société Générale (-16,23%), BNP Paribas (-13,06%) ou encore Crédit Agricole (-12,53%).

Les banques “auront besoin d’être recapitalisées c’est inévitable et c’est ce qui inquiète le marché et fait plonger ces valeurs”, a indiqué un spécialiste du secteur à Paris.

A Francfort, Commerzbank a représenté pas loin de la moitié des échanges et a dévissé de 9,42%, tandis que Deutsche Bank a fait à peine mieux (-7,97%).

A Madrid, toutes les valeurs ont fini dans le rouge, les banques essuyant les plus lourdes pertes.

New York lâchait aussi du terrain, le Dow Jones perdant 2,23% et le Nasdaq 2,66% vers 17H54.

Bref, c’est un mardi noir...