Après le site de Charlie-Hebdo, celui de Libération menacé par les hackers

Les locaux de l’hebdomadaire satirique ont été détruits par un incendie criminel mercredi. Ce jour-là, paraissait un numéro dont la Une représentait le prophète Mahomet, le journal étant rebaptisé “ Charia Hebdo ”. Le site internet du journal a en outre été victime d’un piratage informatique.

Si Libération (qui a hébergé l’équipe de Charlie Hebdo après l’incendie) continue à publier ces dessins, nous nous occuperons d’eux aussi ”, déclare Ekber, un jeune homme de 20 ans, rencontré par Le Journal du Dimanche à Istanbul.

Nous défendons notre pays et nos institutions ”, justifie Ekber auprès du JDD.

Ekber, membre du groupe de pirates turcs Akincilar et surnommé “ Black Apple ”, explique: “ Nous ne pensons pas avoir fait quelque chose de mal, ce n’est pas comme si nous avions siphonné des comptes bancaires. C’est une protestation contre une insulte à nos valeurs et nos croyances ”. Cependant, selon le JDD, Ekber a tenu à se désolidariser de l’attaque au cocktail Molotov qui a ravagé le journal.

Nous ne soutenons pas la violence. L’islam est une religion de paix. Ces actes sont le fait de gens qui se servent de la religion ”, affirme le jeune homme, étudiant à l’université Isik et futur ingénieur informatique.