Jeurissen (CCA): "Améliorer l’assistance mentale apportée aux arbitres"

On va bientôt se mettre autour d’une table avec les arbitres pour définir une méthode plus efficace d’assistance mentale”, a confié ce dimanche le président de la Commission Centrale des Arbitres, Robert Jeurissen, à l’agence belga. Celle-ci sollicitait son avis au sujet des tentatives de suicide d’un arbitre de Bundesliga il y a une semaine, et d’un juge de ligne de D2 samedi à Tubize. “Nos arbitres ont actuellement la possibilité de faire appel au psychologue du sport Jef Brouwers, ancien arbitre lui même, qu’on a engagé à cet effet il y a déjà cinq ans”, explique-t-il. “On suit toujours son conseil quand il nous demande par exemple de laisser un arbitre se reposer...”

C’ÉTAIT DÉJÀ PRÉVU...

La question qui se pose aujourd’hui est relative à l’accompagnement mental. “Les arbitres qui vont consulter Jef se rendent chez lui de leur propre initiative”, souligne encore Robert Jeurissen. “On peut difficilement les y obliger. Mais avant la saison la commission avait déjà prévu de se réunir avec la direction de la fédération et Jef Brouwers, afin de voir comment améliorer l’accompagnement des arbitres. Je pense à un screening mental, par exemple au profit des jeunes arbitres appelés à diriger des matches de haut niveau. Les jeunes espoirs de notre Development Group, 14 arbitres et 6 assistants qui officient en D2, D3 et promotion, reçoivent déjà au moins une fois par an la visite de Jef Brouwers. Il suit un de leurs matches en se concentrant sur l’aspect mental de leur prestation. Quelles sont leur réactions, comment supportent-t-ils la pression, etc... Il établit ensuite un rapport, et reste à disposition au cas où quelqu’un exprimerait le besoin d’une consultation particulière. On pourrait peut-être étendre cette politique à tout le corps arbitral...”

“ À 100% ”

Le geste désespéré de Chris Schelstraete samedi à Tubize aurait cependant des origines essentiellement personnelles. Mais comme le souligne Robert Jeurissen “il faut être à 100% bien dans sa tête pour arbitrer un match. C’est pourquoi j’invite tout le monde, et les plus jeunes en particulier, à nous informer de leurs éventuels problèmes et au besoin à demander à se faire remplacer. Un arbitre doit être physiquement affûté, mais aussi mentalement, pour monter sur le terrain le sifflet en bouche .