Nos policiers diplômés sont des produits semi-finis

Quand on demande à une jeune policière liégeoise membre de la police fédérale si elle parle le néerlandais, elle répond non. Et, dans un éclat de rires, elle ajoute: “ L’examen était à cahier ouvert... ”

Au-delà de cette anecdote, dans les écoles provinciales de police, on est conscient que la formation peut être améliorée. Si on y met du temps supplémentaire tant en cours comme en stages. Mais qui dit temps dit aussi argent et, on vient d’en avoir la preuve, le gouvernement fédéral ne roule pas sur l’or.

“ Cela dit ”, nous a indiqué un formateur, “ comme dans de nombreux métiers, nos diplômés sont des produits semi-finis. L’apprentissage et l’encadrement sur le terrain sont très importants ”. Un formateur qui reconnaît aussi que, comme dans la société, certains éléments sont plus doués que d’autres.

Mais, dans la police, on espère que ce rapport des experts indépendants servira à faire bouger les choses. Un premier dossier sur le bureau de la Joëlle Milquet, la nouvelle ministre de l’Intérieur.