Nouvel attentat suicide à Damas : au moins 26 morts

Un attentat suicide, imputé par les autorités à des « terroristes » et par des opposants au régime, a fait au moins 26 morts dans un quartier historique du centre de Damas, deux semaines après une attaque similaire. Dans le même temps, 17 civils ont été tués par les forces de sécurité à travers le pays, où des dizaines de milliers de personnes ont manifesté pour réclamer que l’ONU intervienne pour faire cesser la répression sanglante de la révolte contre le régime de Bachar al-Assad.
La télévision syrienne a diffusé des images crues des lieux : restes de corps, gravats jonchant le sol, flaques de sang et voitures calcinées aux vitres brisées. Elle a aussi annoncé des funérailles officielles et populaires samedi après la prière de l’après-midi à la mosquée Hassan à Midane. Le ministère a prévenu dans un communiqué que la Syrie allait « frapper d’une main de fer tous ceux qui veulent nuire à la patrie ». Le parti Baas au pouvoir a affirmé que l’attentat était « un acte terroriste faisant partie du complot ourdi contre la Syrie » et qu’il coïncidait « avec des déclarations faites par des symboles de l’opposition syrienne et par des responsables français et américains », selon la
télévision. Le Hezbollah libanais, allié de la Syrie, a accusé les Etats-Unis d’être derrière l’attentat.
A Washington, la porte-parole du Département d’Etat, Victoria Nuland, a déclaré que les Etats-Unis condamnaient « résolument » l’attentat suicide à Damas. Les Frères musulmans syriens ont de leur côté accusé le régime. « Nous faisons porter au régime, à ses services de sécurité et à ses gangs l’entière responsabilité de ce crime », a insisté leur porte-parole, Zouheir Salem, dans un communiqué. « Nous demandons une enquête internationale et arabe sur cette explosion, avant que les criminels ne cachent les preuves de leur crime ».