Assaut des forces syriennes contre la ville de Douma, près de Damas

De violents affrontements avaient lieu jeudi entre soldats déserteurs et forces gouvernementales qui ont lancé une offensive contre Douma, une ville à 20 km de Damas brièvement prise par les déserteurs samedi, a indiqué l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH).
Selon l’OSDH, les violences en Syrie ont fait jeudi huit morts, quatre civils et quatre militaires.
Ces informations ne peuvent être confirmées de source indépendante en raison des restrictions imposées par les autorités à la libre circulation des journalistes étrangers pour couvrir le conflit dans le pays où une révolte contre le régime depuis plus de dix mois est réprimée dans le sang.
L’OSDH avait affirmé que les déserteurs avaient pris le contrôle de Douma le 21 janvier après de violents combats avec les forces de sécurité, avant de s’en retirer. Sans expliquer les raisons de ce retrait, l’OSDH avait ensuite évoqué une éventuelle « tentative des troupes de prendre d’assaut Douma ».
Les affrontements avaient éclaté après que des membres des forces de sécurité ont tué quatre civils en tirant sur des gens qui participaient à des funérailles de victimes.
L’OSDH, basée en Grande-Bretagne, a en outre fait état d’accrochages violents entre déserteurs et soldats dans la province de Deraa (sud), faisant « quatre morts et cinq blessés dont un officier » parmi les forces régulières.
Selon Rami Abdel Rahmane, chef de l’OSDH joint par téléphone par l’AFP à Nicosie, les déserteurs ont « tendu une embuscade à un convoi des forces de sécurité sur la route internationale près de la localité de Kherbet Ghazaleh et un accrochage s’en est suivi ».
Toujours dans la province de Deraa, un jeune adolescent de 14 ans a été tué et trois autres personnes blessées par des tirs aveugles des forces de sécurité sur une manifestation étudiante dans la ville de Nawa selon l’Observatoire, qui cite des habitants.
« Les bombardements se concentrent aujourd’hui sur le quartier de Hamidiyyé », ont pour leur part indiqué des militants à l’AFP sans être en mesure de donner de bilan. En outre, l’OSDH fait état de la mort d’une femme de 58 ans tuée par les tirs de snipers dans le quartier de Jarajima.
Plus au sud, l’OSDH a rapporté la mort « de deux civils tués, dont un enfant, dans deux quartiers de la ville de Homs » (centre), faisant état en outre de la mort d’un troisième qui avait été enlevé il y a deux jours.
Dans la région de Homs, « huit personnes ont été blessées et trois maisons partiellement détruites jeudi dans la ville de Qoseir. Selon l’OSDH, « les tirs à l’artillerie lourde et de roquettes RPG se poursuivaient pour la troisième journée consécutive faisant au total plus de 40 blessés et des dégâts à 22 maisons à Qoseir ».