Syrie : un accord doit pouvoir être trouvé pour l’arrêt des massacres

L’arrêt des massacres en Syrie pourrait permettre à la communauté internationale de s’accorder, a estimé jeudi à Vienne le ministre français des Affaires étrangères, Alain Juppé, alors qu’une rencontre avec son homologue russe, Sergueï Lavrov, n’a pas apporté d’avancée, Moscou continuant à soutenir le régime du président Bachar al-Assad. « Il faut tout faire pour que la violence cesse et qu’une aide humanitaire importante soit apportée à la population syrienne, qui est dans une situation épouvantable », a insisté Alain Juppé. Plus tôt jeudi, le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon, également présent à Vienne, a lui aussi dénoncé les violences en Syrie. La communauté internationale est divisée sur la question de la Syrie, Moscou et Pékin ayant déjà opposé à deux reprises leur veto au Conseil de sécurité de l’ONU sur des résolutions de condamnation du régime syrien. L’Assemblée générale des Nations Unies doit se prononcer jeudi soir sur un projet de résolution qui condamne la répression en Syrie, quelques jours après le blocage d’un texte similaire au Conseil de sécurité.