Les grévistes syndiqués toucheront bien 30 euros d’indemnité

Si la grève est reconnue par le syndicat, comme c’est le cas lundi, ce dernier verse une indemnité de 30 euros par jour et par gréviste, somme prélevée dans la caisse syndicale.

Les grévistes n’ont pas droit à leur rémunération quotidienne lors d’un jour de grève, mais leurs droits sociaux sont maintenus. Ainsi, le jour de grève est assimilé à un jour de travail et est pris en considération dans le calcul de la pension.

L’employeur n’a pas l’obligation de rémunérer les non-grévistes qui n’ont pu se rendre sur leur lieu de travail. Ceux-ci doivent prendre leurs dispositions, une fois la grève annoncée, pour remplir leurs obligations professionnelles. Dans le cas où ils seraient empêchés d’atteindre leur lieu de travail, ces travailleurs peuvent se tourner vers l’Office national de l’emploi (Onem) auquel ils peuvent demander une indemnisation. “Une démarche qui n’aboutit que très rarement”, selon Roger Blanpain, professeur émérite de droit social.