Fadila Laanan à propos des salaires des jurés de The Voice: "En rien similaires à ceux de TF1"

Le député Richard Miller (MR) s’est inquiété, en commission du parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles, des rémunérations annoncées (de 300.000 à 500.000 euros selon la presse française) pour les quatre coaches (Garou, Louis Bertignac, Jenifer et Florent Pagny) de la version de ce concept Endemol que TF1 s’apprête à diffuser.

 Pour les coaches de la version service public Belgique francophone, ces rémunérations sont confidentielles, selon la convention passée entre le boulevard Reyers, d’un côté, et de l’autre Lio, Beverly Jo Scott, Joshua et Quentin Mosimann.

 "C’est une question de respect du secret des affaires pour la RTBF, et de respect de la vie privée pour les coaches", a répondu Mme Laanan. La RTBF, ajoute-t-elle, précise toutefois que ces salaires ne sont "en rien similaires" à ceux annoncés pour TF1. Il faut en effet tenir compte de la taille de l’audience en Communauté française ainsi que des moyens budgétaires de la RTBF, mais aussi des 40 jours de prestations sur sept mois.

La même discrétion prévaut pour les recettes publicitaires et de placement de produit générées par l'émission, un point sur lequel Florine Pary-Mille (MR) s'interrogeait. "Ce sont des données stratégiques, qui affectent la concurrence ; il n'y a d'ailleurs pas d'obligation d'équilibre recettes-dépenses par émission à la RTBF", a commenté Mme Laanan. Elle assure que "toutes les recettes sont légales et légitimes" au regard des règles de publicité et de placement de produit, et appelle à montrer sa satisfaction du succès d'audience de l'émission, dans lequel elle voit une "victoire sur le complexe belge d'infériorité, par la découverte de nombreux talents".

M. Miller et Mme Pary-Mille ont convenu de l'intérêt de découvrir de nouveaux talents à travers cette émission, ainsi que du succès rencontré, et ce malgré la position critique de leur parti sur la présence sur le service public d'un concept acheté à Endemol. "Mais il y a aussi des navets, et nos académies et conservatoires de musique ont encore de beaux jours", a ironisé la députée.