Prothèses mammaires: Jean-Claude Mas,  le fondateur de PIP ,en garde à vue

De 400.000 à 500.000 femmes seraient porteuses dans le monde de ces implants frauduleux.

Fabriquées en France, 84% de ces prothèses partaient à l’exportation, notamment en Amérique latine, en Espagne et en Grande-Bretagne.

Elles sont remplies d’un gel de silicone non médical, qui entraîne des risques accrus de fuite et de rupture de l’enveloppe de la prothèse, selon le gouvernement.

“Jean-Claude Mas a été interpellé au domicile de sa compagne à Six-Fours (Var) et placé en garde à vue”, a indiqué cette source.

Cette interpellation s’est produite dans le cadre de l’information judiciaire ouverte en décembre par le parquet de Marseille.

Jean-Claude Mas dont l’entreprise est en faillite depuis 2010, avait admis avoir produit un gel de silicone non homologué mais a réfuté tout danger.

“Je savais que ce gel n’était pas homologué, mais je l’ai sciemment fait car le gel PIP était moins cher (...) et de bien meilleure qualité”, avait expliqué M. Mas en octobre aux gendarmes dans le cadre d’une enquête préliminaire.

Une “information judiciaire a été ouverte contre lui “pour homicide et blessures involontaires”.

En France, 20 cas de cancers, dont 16 du sein, ont été enregistrés chez des porteuses d’implants Poly Implant Prothèse (PIP), sans qu’un lien de causalité ne soit établi.

Les autorités françaises ont recommandé aux 30.000 femmes concernées de se faire retirer ces implants.

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a conseillé aux femmes qui portent ces prothèses mammaires PIP à travers le monde de consulter leur médecin ou chirurgien si elles suspectent une rupture, éprouvent une douleur ou bien pour “tout autre souci”.

Des milliers de plaintes ont déjà été enregistrées.