La FGTB regrette de ne pas avoir été plus associée aux négociations gouvernementales

C’est ce qui ressort d’une enquête du Soir et du Standaard publiée vendredi.

Le formateur a réveillé le réseau dormant de l’Action commune durant les négociations socio-économiques, multipliant les rencontres cet automne, écrit Le Soir. “ Les réunions ont été épouvantables ”, reconnaît un négociateur PS. La situation était particulièrement difficile avec les syndicats, poursuit-il. “ Aux réunions, Elio était au milieu, Anne Demelenne (présidente de la FGTB) à un bout, ils ne se parlaient pas, ne se regardaient pas ”.

La FGTB, qui rejette en grande partie l’accord de gouvernement, minimise la portée des réunions de l’Action commune. “ Il y a eu des contacts réguliers avec le cabinet Onkelinx ”, reconnaît-on. “ Ils connaissaient nos lignes rouges. Mais les documents de négociation, on n’a quasiment rien vu passer ”.

Le scénario était toujours le même ” lors des réunions, renchérit le président de la FGTB wallonne, Thierry Bodson. “ Elio avait un grand cahier devant lui, il nous donnait la liste des horreurs. On disait que c’était la cata et lui répondait que ce n’était pas possible de faire autre chose! A aucun moment, il n’y a eu vraiment concertation ”.

Le syndicat reconnaît cependant que quelques lignes de l’accord relatives aux prépensions ont été modifiées à sa demande.

Du côté des mutualités, si on se réjouit d’avoir fait bouger les lignes, on regrette de ne pas avoir fait les “ fins réglages ” nécessaires dans des domaines sensibles tels que “ les prépensions, le chômage, etc. Cela n’a pas été possible à cause de la pression, la vitesse. Erreur ”, concède-t-on.