Wallonie picarde: Trois Wallons picards sauvent l’Eglise de l’enfer

Après sept semaines de réflexion, l’Église catholique belge a accepté la création d’un tribunal arbitral qui va permettre la reconnaissance et l’indemnisation des victimes d’actes pédophiles à l’intérieur de son institution. Il s’agissait d’une des recommandations principales de la commission parlementaire spéciale “ relative au traitement d’abus sexuels et de faits de pédophilie dans une relation d’autorité ”.

Trois Wallons picards ont pris une part active à ce projet qui est une première belge, voire européenne. Marie-Christine Marghem (MR) et Christian Brotcorne (cdH), tout d’abord, à l’intérieur même de la commission: la Tournaisienne et le Leuzois ont été parmi les parlementaires les plus actifs au point d’être les plus souvent interrogés par la presse nationale. Ils ont pu tous les deux se détacher de leur étiquette chrétienne (M.-Ch. Marghem est une ancienne PSC) pour sortir les évêques, et même Monseigneur Léonard, de leur incompréhensible réserve.

L’Évêque de Tournai ensuite: de l’aveu des parlementaires, Christian Brocorne et Marie-Christine Marghem en tête, Monseigneur Guy Harpigny a joué un rôle fondamental dans la décision de l’Église. “ Il a été le premier en septembre à présenter ses excuses ”, rappelle la parlementaire tournaisienne. On se souvient de ses larmes à la télévision alors que l’Église était au milieu de la tourmente.

Bien sûr, il s’agit d’une étape importante, mais la marche des victimes ne s’arrête pas là. “ Reconnaître le mal, l’argent, c’est bien, mais cela ne guérit pas ”, rappelle ci-dessous Christophe Sirkis, dont les frères furent abusés dans leur enfance à Estaimpuis.