Donfut: Le comité des victimes de l’incendie des Mésanges réagit

Mesdames, messieurs,

C’est avec satisfaction que le comité des victimes de l’incendie des Mésanges apprend que Monsieur Donfut (ex-expert consultant, ex-directeur gérant et ex administrateur de la Sorelobo) retire sa candidature au sein de la société de logements sociaux « Toit et Moi ».

A l’heure où la justice tarde encore à rendre un peu de dignité aux familles des victimes, la candidature de monsieur Donfut dont la responsabilité est toujours en examen était encore une réalité humiliante pour les survivants.

Les débats sur les enjeux politiques et de situation personnelle de certains ont pris le dessus sur les débats et les réalités plus qu’urgents de terrain. Des habitations rénovées qui posent de vrais problèmes d’insalubrité et de sécurité ne devraient elles pas être la priorité ABSOLUE des débats d’un CA ?

7 locataires sont décédés, le 20 février 2003, les dernières auditions menées dans le cadre du dossier des Mésanges démontrent qu’il existait deux clans qui passaient leur temps à régler leur compte au lieu de traiter avec sérieux la sécurité du parc immobilier de la SORELOBO!

Aujourd’hui plus encore, les survivants constatent avec beaucoup de tristesse que la société Toit et Moi n’a pas réussi à acquérir l’esprit d’une entreprise sereine poursuivant et défendant le seul intérêt du logement et de ses locataires malgré son budget de refinancement exceptionnel de 201 millions d’euros...

Si l’établissement des responsabilités des administrateurs dans le cadre de l’incendie relèvant du défaut de prévoyance est de l’ordre pénal, il reste évident qu’en dehors de tout débat à ce niveau, les conséquences de ce drame relèvent de la responsabilité politique sur tous les autres plans. Une responsabilité toujours occultée par les anciens administrateurs de la SORELOBO.

Face à la décision du Conseil d’Administration de Toit et Moi à l’avantage de Monsieur Donfut qui se savait polémique, le comité prie pour que le CA rapidement entende la voix des travailleurs et des locataires afin que la société puisse retournée au calme et se préoccuper de l’objet IMPORTANT auquel elle a été missionnée : loger décemment les citoyens.

Il y a de ça plus de 8 ans et c’est avec beaucoup de peine que les victimes constatent qu’une société d’intérêt public n’a toujours pas tiré les leçons.