Les hauts fonctionnaires devront être parfaits bilingues... sous peine de perdre leur prime

Selon De Standaard, cette exigence se retrouve déjà dans la loi depuis 2002, mais elle n’est pas appliquée. Hendrik Bogaert se refuse à prolonger l’arrêté royal prévoyant “ dans l’attente d’une application de la loi ” des adjoints bilingues pour les hauts fonctionnaires ne maîtrisant pas une deuxième langue nationale.

Hendrik Bogaert reconnaît que ces mesures ne figurent pas dans la déclaration de gouvernement et n’ont pas été discutées au gouvernement. Il les justifie par leur existence légale, une efficacité accrue des services publics, la nécessité pour le manager public d’évaluer son personnel, ainsi que “ le souffle nouveau ” venu de la promesse du Premier ministre Elio Di Rupo de s’efforcer à maîtriser le néerlandais avec plus de fluidité.

Sur un ton plus dur, le député Erik Van Rompuy, CD & V lui aussi, a stigmatisé sur Twizz radio le faible niveau de néerlandais de certains membres du gouvernement.

M. Di Rupo “ doit faire un effort pour s’exprimer plus fluidement en néerlandais. Olivier Chastel (ministre du Budget) n’est même pas capable de parler le néerlandais... Ce pays ne peut pas fonctionner au niveau central sans le bilinguisme de nos leaders, de nos top fonctionnaires, du Premier ministre, du ministre du Budget ”, estime-t-il, pointant le danger séparatiste de la N-VA dans l’opinion publique flamande.