L’aide belge au pays en développement s’envole vers les paradis fiscaux

L’information est révélée mardi par Le Soir.

Depuis 2002, BIO a engagé pas moins de 151,7 millions d’euros dans 36 fonds d’investissement domiciliés dans 11 juridictions. L’île Maurice est la destination privilégiée de BIO avec 11 fonds totalisant 42,7 millions d’euros. Viennent ensuite le Luxembourg et les îles Caïmans.

L’essentiel de ces fonds spécule sur des PME à forte croissance dans les pays émergents. Ces fonds achètent des participations dans des entreprises non cotées qu’ils revendent quelques années plus tard, quand ces sociétés ont pris de la valeur.

Par ces investissements légaux, l’argent du contribuable belge emprunte les mêmes circuits financiers que l’argent du crime organisé, de la fraude et de la corruption, explique Le Soir.

La directrice du secteur financier chez BIO, Carole Maman, justifie l’installation de fonds dans ces territoires en invoquant “la sécurité et la stabilité politique, la sécurité juridique et l’environnement réglementaire propice, et une fiscalité favorable”.