Notre pays s'est arrêté une minute pour rendre hommage aux victimes

Une journée de deuil national avait été décrétée dans le royaume où tous les drapeaux sont en berne. Une minute de silence a été observée à 11H00 notamment dans les écoles, les administrations et les transports en commun.

A 11H01, l’Eglise catholique avait décidé que toutes les églises du pays sonneraient le glas durant quelques minutes.
Aux Pays-Bas, les drapeaux sont également en berne sur les bâtiments publics à la demande du Premier ministre Mark Rutte.
Tous les médias audiovisuels, radio et télévision, sont aussi restés muets pendant ce moment de recueillement partagé par tous les Belges au-delà de leurs clivages politiques et linguistiques.

 

Les premiers corps arrivés en Belgique

Le premier avion C-130 de l’armée belge rapatriant les corps des victimes de l’accident d’autocar a atterri vendredi matin vers 10H15 sur la base militaire de Melsbroek, près de Bruxelles.
L’avion avait quitté la Suisse vers 09H00. Un deuxième avion belge avec d’autres corps à son bord a décollé peu après.
Huit des 24 enfants blessés dans l’accident étaient auparavant arrivés, jeudi tard dans la soirée, sur la base de Melsbroek, qu’ils ont quittée à l’abri du regard des médias.
Les enfants et leurs familles ont pris place à bord de deux autocars et une dizaine de voitures, escortés par la police. D’autres enfants blessés sont attendus vendredi en Belgique.

 

Trois autres enfants toujours dans un état critique
Le pronostic vital de trois des enfants blessés et hospitalisés à l’hôpital universitaire de Lausanne (Suisse) “reste engagé”, selon les autorités médicales.


Le pays a été littéralement choqué par l’accident du tunnel de Sierre, près de Sion, qui a coûté la vie à 16 enfants belges et 6 jeunes néerlandais, âgés d’une douzaine d’années, qui revenaient d’un séjour en classes de neige. Un peu partout dans le royaume des registres de condoléances ont été ouverts et les Belges affluent pour les signer.
Les écoles primaires de Heverlee (centre) et de Lommel (nord-est) où étaient scolarisés les 46 enfants qui se trouvaient dans l’autocar sont devenus des lieux de pèlerinage. Les fleurs s’amoncellent le long des murs de ces deux établissements gérés par l’enseignement catholique flamand. Des dessins, des peluches et des ballons ont été accrochés à leurs grilles, ont constaté des journalistes de l’AFP. Un rare mouvement d’empathie et de solidarité s’est levé dans un pays qu’on décrivait il y a peu comme irréductiblement divisé.

 

"Nous vivons une tragédie nationale"
“Nous vivons une tragédie nationale (...) Notre chagrin est incommensurable. Notre pays tout entier pleure ses enfants”, a déclaré jeudi le Premier ministre Elio Di Rupo, un socialiste wallon, devant le Parlement.

 

La cause de l'accident toujours pas déterminée
Concernant l’enquête, la police suisse est toujours réservée sur les causes de l’accident.
“On ne dit rien” de plus que ce qui a été communiqué mercredi soir, à savoir que les enquêteurs examinaient trois pistes: un défaut technique du car, un malaise du chauffeur ou une erreur humaine, a précisé le commandant de la police valaisanne, Christian Varone.
Concernant l’hypothèse, évoquée dans la presse, que le chauffeur avait voulu enclencher un DVD juste avant le drame, le chef de la police a indiqué qu’il n’allait pas s’exprimer dessus. “Tous les témoignages des enfants sont pris en compte avec tout le sérieux possible”, a-t-il ajouté.


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