Trois soeurs fauchées sur l’A7 en France: les enquêteurs veulent comprendre leur présence

Peu avant minuit vendredi, Carmen, 12 ans, Charlotte, 13 ans et Victorine, 19 ans, marchaient seules sur l’autoroute, à hauteur de Saint-Paul-Trois-Châteaux, quand elles ont été violemment percutées par plusieurs véhicules alors qu’elles tentaient de traverser la voie rapide.

Aucun papier d’identité n’avait été retrouvé sur les trois jeunes filles, issues de la communauté des gens du voyage sédentarisés.

Elles étaient parties sans laisser d’explications, sans que cela inquiète leurs parents.

Pour Samia Ghali, sénateur-maire (PS) des 15e et 16e arrondissements de Marseille, où résidaient les victimes, l’hypothèse d’une fugue est évoquée dans cette cité difficile de la Castellane, dans les quartiers nord, mais elle appelle à être prudente et à “laisser l’enquête se faire”.

Les trois soeurs étaient connues pour se balader énormément ensemble, parcourant des kilomètres à pied, selon des propos d’habitants relayés par Mme Ghali.

Grâce à un téléphone portable trouvé sur les lieux du drame dans la Drôme, les enquêteurs avaient pu contacter un membre de leur famille.

Selon le témoignage d’un couple, les trois jeunes filles étaient à bord d’un train au départ de Marseille et avaient été priées d’en descendre, faute de billet, en gare de Pierrelatte, commune située une quinzaine de kilomètres du lieu de l’accident.