Préavis de grève sur le rail lancé par la CGSP pour le vendredi 30 mars

Copie de la lettre envoyée:

“Depuis plusieurs mois, nous insistons auprès de la Direction de B-MOBILITY pour qu’elle respecte ses engagements écrits en ce qui concerne la réforme des permanences pour le personnel d’accompagnement.

En effet, plusieurs courriers attestent le fait que son Directeur Général s’était formellement engagé à geler ce dossier jusqu’aux négociations en vue du prochain protocole d’accord social. Nous vous rappelons qu’une lettre datée du 14 mars 2011 avait permis, à l’époque, d’apporter des garanties suffisantes pour que les Organisations Reconnues acceptent de lever leur préavis de grève.

Quoi qu’il en soit, malgré que nous n’ayons eu de cesse d’attirer l’attention de la Direction sur les aspects sensibles et inappropriés de ladite réforme, celle-ci s’obstine et poursuit le planning qu’elle s’est unilatéralement fixée. Nous l’avons dit, à plusieurs reprises, cette réforme risque d’avoir de fâcheuses répercussions sur la ponctualité des trains. En outre, elle détricotera les relations qui régnaient en bonne intelligence sur le terrain en matière, d’une part, de collaboration entre les agents et la permanence et, d’autre part, de recherche d’un meilleur équilibre entre la vie de famille et le travail.

C’est pourquoi, personne ne pourra nier le fait qu’elle contribuera à un accroissement de la charge psychosociale vu son impact sur le plan social et humain. A ce propos, nous attendons toujours l’analyse de risques de la part de CPS. S’agissant d’un organe indépendant, nous savons qu’il lui sera fort difficile de faire l’impasse sur ces aspects liés étroitement au bien-être des accompagnateurs de train.

Aussi, d’autres problèmes devront être discutés dans les instances paritaires dans les jours à venir. Epinglons au passage, le déficit récurrent dans certains dépôts en matière de recrutement de personnel d’accompagnement et des amendements à apporter dans le cadre de la problématique des visites médicales.

La liste n’est certes pas exhaustive, loin s’en faut.

Bref, cette politique du fait accompli sans respecter la parole donnée n’est pas de nature à contribuer à un bon dialogue social et nous oblige à agir de façon différente.

C’est la raison pour laquelle, à défaut de pouvoir apporter les apaisements suffisants pour le personnel d’accompagnement, nous sommes amenés à vous annoncer que des interruptions de travail risquent de se dérouler en Wallonie et à Bruxelles à partir du VENDREDI 30 MARS prochain. ”